Agis pour tes droits : jurys locaux

Tout a commencé au début des vacances d’automne. Nos animateurs sont allés sensibiliser les enfants et animateurs du territoire aux droits de l’enfant. Et oui, à l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant, les Francas lancent depuis des année une opération Agis pour tes droits : de l’expression à l’action!

Concernés et préoccupés par la condition enfantine, le bien‐être et de l’épanouissement de chacun, dans
une visée bienveillante et émancipatrice, les Francas – depuis 70 ans – ont posé une attention générale à
l’enfant, aux enfants, à l’enfance.

Droits de l’homme et droits de l’enfant sont à la fois des objectifs à atteindre et des principes à respecter,
en vue d’en garantir l’accès et l’effectivité.
Êtres humains à part entière, les enfants ont besoin d’être accueilli dans la société et sur leurs territoires de vie. La Convention Internationale des Droits de l’Enfant précise, par ses articles, les conditions de cet accueil :
 pouvoir grandir sous la protection et dans le respect des adultes ;
 pouvoir avoir sa place dans la vie de la cité et plus largement dans la société.

 

Le 2 novembre, nous avons rencontré les enfants du centre de loisirs et du local ados de Grand Couronne ainsi que les enfants du centre de loisirs de Oissel, tous réunis à Grand Couronne pour une après-midi riche en présentation de projets vidéos, chansons et affiches.

« Même les princesses peuvent jouer avec les servantes. On est tous pareils.» « On a fait ça pour pas qu’il y ait de gens qui se chamaillent, bagarrent et pour qu’on ait plus confiance en nous »« La moquerie c’est injuste, parce que si quelqu’un se moque de l’autre on doit imaginer que celui qui s’est fait moquer c’est nous. Ça nous fait de la peine quand on réalise la bêtise qu’on a fait »

 

 

Nous avons continué notre tour de structures en allant à la MJC Duclair où les jeunes ont réalisé un jeu de rôle stratégique RPG. Face à une situation, les jeunes doivent choisir ce qu’ils vont faire. Quelque soit les conséquences stratégiques de leur choix, ils doivent l’assumer. Le jeu continue. S’ils perdent la partie, ils pourront la réintégrer avec un autre personnage mais ils perdent leur premier personnage. Pour l’instant, il est encore tôt pour faire un parallèle entre la responsabilité de ses actes dans un jeu avec la vie réelle.

 

 

Le 3 novembre, nous avons retrouvé les enfants du Centre de Loisirs du Trait et les jeunes du Centre Social la Zertelle afin qu’ils se présentent ceux qu’ils ont fait durant les vacances, en lien avec leurs droits.

Chanson, photos, affiches ou encore dessins pour les uns et projet de street art pour les autres.

« J’ai le droit de dire ce que j’ai envie, je peux dire non si je veux »,« même si on a pas tous la même couleur de peau, on a tous les mêmes droits », « on a fait un bouclier avec le numéro à appeler si l’enfant se fait violenter par ses parents », « Laisser sa trace dans la ville, c’est le droit d’exister »

 

Et je terminerais ce petit tour d’horizon par un extrait de la chanson des enfants du Trait:

« Ici, on est au Trait et en chantant,
On va parler des droits de l’enfant
Il y en a pleins, c’est compliqué
Pour les retenir, ça va aller.
Bey, alors, on va où ? On fait quoi ?
On les ignore ou les apprend pour être plus fort ?
On est si différent, mais c’est plus marrant
On apprend tous en chantant.
Viens avec nous, tu vas t’amuser,
Promis on n’va pas t’juger.
Bey, alors, on va où?On fait quoi ?
On a quoi ? Comme droits ? On y va !
Nous avons le droit de parler,
Oui de communiquer,
Pour pouvoir s’exprimer.
Nous, nous avons des droits.
(…) »

 

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *
You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>